bois sombres  (nocturnes I) 




ces toiles, de format carré, traduisent le souvenir d'un déplacement nocturne au cours duquel m'apparaissent furtivement les bois alentours, le temps que les phares de la voiture balaient leur silhouette. L'absence de feuilles à leurs branches n'est pas due à la saison, mais à la densité et à l'obscurité qui les maintiennent comme des bois morts bien qu'ils soient pour la plupart en vie. Elles ont pour dimensions 180 cm de côté et sont peintes à l'acrylique. Un vernis mat est appliqué sur la surface à la fin. Elles ne sont pas prévues pour être exposées à la lumière vive, mais plutôt dans une pénombre adaptée à leur sujet. 

180 x 180 cm, acrylique sur toile, 2017-2018

Bois sombre - Nocturnes I #1
Bois sombre - Nocturnes I #2
Bois sombre - Nocturnes I #3
Bois sombre - Nocturnes I #4
Bois sombre - Nocturnes I #5
Bois sombre - Nocturnes I #6

bois sombres (nocturnes II)

160 x 130 cm, acrylique sur toile, 2017-2018


ces toiles s'inscrivent dans la verticale pour répondre à la sensation que l'observation des troncs me procure. Elles forment un pendant aux toiles carrées. Je peux les tenir facilement les bras écartés et les déplace dans l'atelier un peu comme de grandes images. Ce n'est pas le cas des formats carrés, qui font un peu plus que ma taille, et dans lesquels l'immersion est plus immédiate. Le rectangle conserve une dimension narrative, il s'énonce selon un sens, une lecture, le carré quant à lui, se donne à voir d'emblée, comme en photographie. La comparaison ne s'arrête peut être pas là. J'y reviendrai.

Bois sombre - Nocturnes II #2
Bois sombre - Nocturnes II #3
Bois sombre - Nocturnes II #4
Bois sombre - Nocturnes II #5
Bois sombre - Nocturnes II #6
Bois sombre - Nocturnes II #7
Bois sombre - Nocturnes II #8

petits formats

 huile sur toile,  60 x 40 cm, 2018

petits formats

 acrylique sur toile,  50 x 50 cm, 2018


travaux sur papier

 huile sur papier,  165 x 130 cm environ, 2019

tempera et encre sur papier, 61 x 41 cm, 2020

tempera sur papier, 80 x 60 cm, 2018

eau-forte

taille douce sur cuivre / encre grasse sur papier Rosaspina ivoire, 2019

l'atelier

situé en Auvergne à l'intersection de trois départements, il est entouré de bois changeants au gré des tailles parfois brutales qui modèlent le paysage. La lumière qu'il reçoit est inconstante et impose de travailler dans des marges, aidé d'un éclairage qui modifie les teintes. Cet inconvénient a paradoxalement aidé à se détacher de toute tentative de restituer l'exactitude des couleurs et des formes perçues au dehors. Il m'est par conséquent impossible de dire qu'une forme quelconque de naturalisme a présidé à cette entreprise. Un détachement nécessaire s'est produit qui ne cherche pas à combler l'écart entre le registre des sensations initiales et celui de la construction. Construction mentale, chose picturale ou bien photographique, l''espace de l'atelier est fait pour cela.  

photographies

photographies de grand format (négatifs 60 x 170mm) 
prises de vues : Linhof Technorama 617 III - 72mm Rodenstock 
numérisation via scanner à l'huile
2019

moyen format (6x6) 



photographies de moyen format carré, 2014-2019
prises de vues argentiques :  Hasselblad SWC-38mm Biogon & Hasselblad 503cx - Planar 100mm
prises de vues numériques :  Arca Swiss Rm3di - Rodenstock HR Digaron W40mm

esquisses numériques

réalisées en altitude durant des trajets en avion pendant lesquels, nécessairement, je suis coupé du sol. Le travail numérique m'apparait alors singulièrement plus cohérent. 
iPad Pro, Sketchbook Pro, 2018-2020

captation aérienne

prise de vue : Drone Mavic Pro 2 - Optique Hasselblad

point de vue zénithal échappant aux codes de la peinture. Approche qui frôle la cime des arbres, sensation presque tactile...